Sunshiines - Chapitre 1 : Retour à la réalité

Sunshiines - Chapitre 1 : Retour à la réalité
Ce matin ,le reveil ne fut pas aussi dur que les autres jours , j'étais réveillée avant même que mon reveil ne sonne. Mais bon aucune importance je devais quand même , malgré tout me lever. En plus de ça mon frere criait deja :
" - Andiiie ! C'est toi de petit dej' ce matin !
- Je sais , je sais j'arrive . "
Je me levais precipitement et ouvris la porte de ma petite chambre ( elle etait composée d'un petit bureau sur lequel ne tenait qu'un ordinateur , d'une armoire encastrée avec quelque etageres et tiroirs , de mon grand lit à baldaquin et d'une table de chevet en verre. Et non. Pas de fauteuil pas de table basse ni de télé ou encore une plastation , non ,rien de tout cela ) et mon regard se porta - comme tous les matins jusqu'a present - sur Tristan qui sortait tout juste de sa chambre et qui , comme d'habitude n'était pas du matin. Mais pas du tout.
Tristan c'était mon frere. Il était grand mais n'avait pas vraiment de 'masse musculaire' ce n'était vraiseblablement pas un sportif deja si il avait l'audace de faire deux cents metres de course avec vous c'était deja assez pour lui. Il avait les cheuveux semi-long coiffés dans tous les sens mais c'était une coupe tout de meme assez étudiée. Il était brun foncé et avait les yeux verts.

" - Pour moi ce sera céréales ! Il en reste jespere ? Sécria-t-il a travers la grande salle à manger alors que j'était dans la cuisine
- Oui je pense ,répondis-je , je t'en fais un bol. "
Je m'éxécutais alors.
Mon frere et moi depuis notre plus tendre enfance étions très proches ,même insséparables. On ne se comprenait pas totalement sur tout est on était très différents l'un de l'autre. J'était un peu tout le contraire de lui. J'était brune aux yeux marrons avec la peau bronzée meme si à New-York il ne fait pas non plus grand soleil tous les jours. J'aillais avoir 15 ans et lui 16. Que un an d'écart c'était assez plaisant j'avais au moins quelqu'un qui à la maison ,tout du moins , me comprenait.
Je préparais les céréales de mon frere et me faisais griller des tartines dans le grille-pain quand il m'interpela , impatiant :
" - Bon ! Ces céréales tu les fabiques toi-même ou quoi ??
- J'arrive , j'arrive ! "
J'était alors arrivée au salon avec le plateau dans les mains. Mon frere s'installa sur le fauteuil tandis que moi je posais le plateau sur la table basse et m'installais en face de lui sur le canapé. Il reprit la discussion :
" - Merci ! Je crois que je vais les apprécier ces céréales avec le temps de fabrication ils doivent etres de grande qualité ! plaisanta-t-il
- Eh bien derien !
- Alors ,elle a prévue quoi pour nous faire craquer aujourd'hui ? " me questionna-t-il
Quand la conversation prenait cette tournure ,l'enervement enfouit au plus profond de mon être refaisait surface ,encore une fois. Elle ,c'était notre mere ,Anne. Elle nous menait la vie assez dur depuis que papa l'avait quitté. Notre faute ? Non ! La sienne oui ! Jess, notre pere en avait assez de voir qu'il travaillait non pas pour nourrir la famille ,mais ,pour payer la mannucure ,le phtographe ,les produits de beauté et autres dépenses totalement inutiles de maman. Il l'avait donc laissé seule face à ses dépenses superflues. Le dialogue entre elle et nous était rompu depuis leur séparation. Elle n'avait voulu faire aucun effort pour arranger la situation. Du coup on croulait sous les detes et les factures impayés ,papa envoyait en plus de la pension alimentaire 300 dollars de plus pour ne pas que l'on se retrouve dehors. Car ,même si papa avait quitté maman ,il l'aimait encore.
Je repris donc :
" - Je ne sais pas .. Qu'a-t-on fait dernierement qui aurait pu l'enerver ?
- Eh bien , refléchit-il, déja ,Juliette doit venir ce week-end à la maison donc ça doit être encore à cause de ça "
Juliette était la meilleure amie de Tristan ,normalement un week-end sur deux elle vient chez nous car sa mere à déméngé à Los-Angeles pour se rapprocher de sa famille. Et donc ,vu que nous sommes à New-York il est quasiment impossible finnancierement que Juliette aille chez sa mère tous les week-ends. Juliette est dans un lycée près de Mannathan ,elle est en internat mais le week-end l'internat est fermé jusqu'au dimanche soir donc quelqu'un doit l'heberger. Son pere qui n'habite pas trop loin la prend une semaine sur deux et nous on la prend l'autre semaine. Au debut ,maman était totalement d'accord vu que la mere de Juliette l'a payait ( 300 dollars par mois ). Mais peu à peu il y a eu des mois où elle ne payait plus et maman trouvait cela innadmissible ( en fait c'était parce qu'elle ne pourrait pas aller faire son Shopping mensuel donc ,pour elle c'était inacceptable ). Alors ,pour plus que Juliette vienne elle commençait à être désagréable avec celle-ci ,mais juliette s'en fichait le principal c'était qu'elle voit Tristan et c'était tout.
" - Elle ne va pas recommencer comme le mois dernier ! repris-je en colere ,pauvre Juliette elle va être effrayée par cet endroit si ça continue ..
- Si elle fait ça ... commenca-t-il, je pars !
- Mais ! Où ? m'affolais-je
- Chez papa, lui au moins il nous écoute ! Maman est atteinte de nombrilisme as tu oublié ??
- Je sais , elle ne pense qu'a elle mais, si tu pars, je serais toute seule avec elle !!
- Tu viendras avec moi .. On peut changer de sujet je deviens pas cool là ..
- Oui. Ecoute elle se leve .. " chuchotais-je presque insonnore
Il tendit l'oreille, j'avais raison, des pas lours et rapides se dirigeaient vers l'escaliers. C'était elle. Je cherchais donc un sujet totalement différent:
" - Et n'oublies pas ce soir tu as cours de gratte. A dix-huit heures trente-cinq c'est ça ?
- Oui. "
Il cacha un sourire complice et entra dans mon jeu.
" - Valérie m'a demendé si je pouvais venir plus tôt , reprit-il , ça ne te dérenges pas si on ne se retrovue pas près de la riviere ce soir ?
- Non, ne t'inquietes pas pour moi. Je peux t'accompagner là-bas au pire ...
- Oui ! bonne idée !
- J'ai hate ! Cela fait tellement longtemps que je ne t'ai pas entendu joué ..
- C'est vrai. "
Notre dejeuner s'acheva rapidement et en silence. Je rangeais notre plateau quand les pas lourds de tout à l'heure resonnerent dans l'escalier au bout du grand salon. Elle descendait.
" - Bonjour ! annonca-t-elle presque .. Joyeuse
- Oh .. Bonjour. " repondis-je sechement
Je finissais d'accomplir ma tache et allais me preparer dans la salle de bain. Je me doucha, m'habilla, fis un brin de toilette et je fus fin prete. Ensuite, j'allais dans ma chambre pour laisser un passage potable à quiquonque voulait entrer dans mon humble coin de paradis où les cris ne résonnent pas où la sérénité reigne. C'était vrai paradis, du moins, sur terre.

L'heure de partir pour le college arriva trop tard à mon gout et avec Tristan nous dùmes - enfin - quitter l'enfer de cette maison et la bonne humeur etrange et suspecte de ma mere. C'était pas trop tôt !
Sur le chemin, rien d'xeptionnel. Sujet de conversation inchangé.

A notre arrivée, Tristan alla rejoindre ses amis et moi, les miennes. Lou : Ma meilleure amie , Lola et Rose étaient les principales, les essencielles. Je devais aller les retrouver à l'arret de bus, c'est-à-dire à l'opposé d'où j'étais, le Hall d'entrée.
J'arrivais au point de rendez-vous, elles étaient deja là. Je devais donc etre en retard.
" - Bonjour ! dis-je en essayant d'afficher une vraie bonne humeur mais, ça ne marcha pas.
- Laisse tomber Andie , commenca Lola , On sait que ça ne va pas très bien, encore elle ?
J'éclatais en sanglots. A bout de nerfs, je ne pouvais vriament plus la supporter.
- Ne te mets pas dans des états pareils pour elle ! dit Lou
- C'est .. plus fort que moi je n'en peux plus. Dis-je entre deux sanglots
- Profites de la journée sans elle. Intervint Rose.

La sonnerie de huit heures vingt - cinq retentit alors.

- Racontes-moi tout ça . Me demenda Lou

Arrivée au deuxieme étage du troisieme batiment de l'établissement, j'avais fini mon récit : Problemes finnanciers ,Papa ,les colères inutiles ,les études ,Juliette et plus encore.
Je commencais à devenir distraite, Lou n'avait pas réagit depuis cinq minutes. J'allais pour me tourner vers elle, quand je bouscula un inconnu de plein fouet. Je me retrouva donc par terre avec mes cahier et ceux de ma rencontre fracassante étalés sur le sol. Le sol du couloir. Le couloir du deuxieme étage. En face de la salle 219.




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Vous voulez vous faiire connaitre car vous aussi vous venez d'écrire une fiic ?
Demendez et j'exausse ^^
My Clumsy life - Angela Fiction - Be more Happier - Shine Génération - If you had known

# Posté le dimanche 12 avril 2009 17:02

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 16:30

Sunshines - Chapitre 2 : Rencontre

Sunshines - Chapitre 2 : Rencontre
Un cri long et strident me rammena à la réalité. Lou criant de tous les cotés je me demendais donc pourquoi mais, elle était deja loin. Il était trop tard j'étais affalée sur le sol. Il était trop tard j'avais croisé ce regard. Son regard.
Un garçon blond aux yeux verts du même age que moi, j'imagine, se tenait face à moi et me contemplait. Je fus si déboussolée de son regard si envoutant et charmeur que je devais etre rouge pivoine. Lui parraissait s'inquieter de mon cas :
" - Ca va ? tu n'as rien ? s'enquit-il
- Non, non. Désolée je .. je ne regardais pas où j'allais, j'étais ailleurs
- Ne t'excuses pas, moi aussi "
Je commencais donc à rammasser les cahiers quand, ma main se posa en même temps que la sienne sur un des trois livres qui jonchaient le sol. Je levais la tête, génée. Il souria, prit le livre et le mit dans mon sac. Un oeuf aurait sans doute cuire sur mes joues tellement je sentais quelles étaient brulantes donc, rouges. Je cherchais mes cahiers car, en plus de tout ça, les miens et les siens se ressemblaient fortement, Youpi.
" - Es-tu certaine que ça va ? me redemenda-t-il
- Oui, oui. Pourquoi encore cette question ? Demendais-je suspecte
- Huuum, ragarde ta cheville gauche je crois que tu t'es profondement bléssée. "
Effectivement j'était bléssée. Quand je jeta un oeil sur ma cheville une douleur atroce apparue, je ne l'avait pas ressentie avant qu'il me le fasse remarquer. Je perdais, en plus de ça, beaucoup de sang.
" - Aïïïïiiie ! Me plaignis-je. Tu ... tu crois que c'est grave ?
- Je pense. Laches ce cahier, je t'emmene à l'infirmerie. Elle est en bas au bout du grand couloir ? N'est-ce-pas ?
- Huum.. merci. Oui c'est bien là-bas.
Il prit le tas de livres. Mit celui-ci dans un coin du couloir avec nos deux sacs, revint sur ses pas et me prit moi, dans ses bras. Il descendit les escaliers quatre à quatre l'air completement affolé. Mais il gardait son sang froid. Sa peau était douce, chaude et bronzée. Son torse musclé. Ses bras, qui m'entouraient les epaules, confortables. J'étais bien. Je fermais les yeux bercée par ces mouvements presques imperceptibles. Lui, continuait de marcher. Il dut baisser la tete vers moi pour voir que j'avais fermé les yeux car il commenca à me parler :
" - Je suis désolé, tu n'as pas trop mal ?
- Non. Mentis-je
- Reste calme nous sommes bientot arrivés.
- D'accord. Je peux te poser une question ?
- Oui va-zy.
- Co... Comment t'appelles-tu ? Il rit de ma question.
- C'est vrai ! Nous ne nous sommes même pas présentés ! Moi , Gabriel et toi jeune inconnue ?
- La jeune inconnue s'appelle Andie.
Gabriel, alors c'était ainsi qu'il s'appellait. Cela faisait penser à un ange et là il en était bien un. Je fourrais ma tête contre son torse, je commencais à avoir froid. Je me sentais si bien que la douleur de ma cheville s'était presque evannouïe, disparue. Malheureusement, nous étions arrivés en bas dans le grand couloir. Le couloir des permannances. Mon sang gouttaità petites gouttes sur le sol lustré du college, ce qui, sans doute, alerta Kimberley la surveillante. Elle se mit à courir apres Gabriel qui n'arretait pas de marche pour autant.
" - Jeune homme ! Jeunne homme où allez vous comme ça ?
- Vous ne voyez donc pas qu'elle est bléssée ! S'enerva-t-il
- Mais .. Où allez vous ?
- A l'infirmerie !
Il y arriva justement. frappa energiquement à la porte et une grosse dame aux cheuveux bouclés décolorés ouvrit. L'infirmiere j'imagine. Elle nous entraina à l'interieur d'une toute petite piece. Il n'y avait que des meubles sommaires : Un lit qui ne parraissait pas tres confortable, une armoire à pharmacie , un bureau et une chaise. L'infirmiere s'installa au bureau. Gabriel, lui, résta debout.
" - Qu'est-il arrivé ?
- Nous nous somme bousculés dans les couloirs du deuxieme étage alors que nous nous rendions en cours. Nos sacs se sont renversés, elle à du tomber sur quelque chose de dur et pointu sa cheville est en miettes. Elle perd bien trop de sang ! S'affola-t-il
- Ne t'inquietes pas jeune homme je vais m'occuper d'elle. Poses la sur le lit et retournes en cours je te fais un billet.
- D'accord ..
Il me posa donc sur le lit. Ce n'était pas qu'une impression il était vraiment moins confortable que son torse musclés et ses bras bronzés. Avant de tomber dans un profond sommeil, je sentis quelque chose effleurer mon front, c'était doux, chaud et tendre.
Son visage hantait mes pensées et je me reveilla sur mes dernieres sensations.

*
Mes yeux souvrirent sur Tristan, Lou, Lola et enfin Rose. Il parraissaient soulagés de mon eveil soudain.
" - Comment te sens-tu ? Demenderent t'ils tous en meme temps.
- Je ... Je crois que ça va. Comment avez-vous su que j'étais ici ? qui vous l'a dit ?
- Beh ! Moi ! Patate ! Intervint Lou. Tu m'as fais si peur ! Quand j'ai vu le sang et tout se qui en suivait j'ai couru partout et ...
- Oui. j'ai compris merci.
- Je suis désolée de ne pas t'avoir porté plus secours. S'excusa-t-elle
- Ne t'en fais pas, le principal c'est que je n'ai rien de cassé ... Ils se regarderent, ahuris par mes dernieres paroles.
- Quoi ?! Qu'est-ce-que tu as dis ? Regarde l'état de ta cheville ! Regarde dans quel état elle est ! S'écria Lola
- Chuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut ! Moins de bruit ! C'est une infirmerie pas une salle de concert ! Intervint l'infirmiere
J'éxaminais alors ma cheville droite, indeme. Mais la gauche ! Mon dieu ! Elle était dans une epaisseur de sept centimetre de bande et une grosse tache rouge - du sang - l'ornait. Mais le pire c'est que, Elle était de travers. j'en eu le souffle coupé, net.
- Heureusement, ajouta Rose, le garçon qui t'a emmené ici, lui, n'est pas parti en courant. Elle fit un clin d'oeil à Lou. D'ailleurs, reprit-elle, il est plutôt charmant. Tu ne trouves pas ?
- Heu .. Si. Avouais-je vaincue par cette question piege. Vous l'avez vu ?
- Si on l'a vu ? Plus d'une fois ! Ria Lou
- Il s'inquietait c'est tout. Répondit Lola
- Cela cache quelque chose ... je ne vais pas tarder à ..
Je n'entendis pas la suite, je fut prise d'une énorme douleur à la cheville.
- Aïïïïiiiiie !! Ma cheville me brule !! Criais-je frappée par la douleur.
Du sang dégoulinait de partout ... Je fermais les yeux, tournais la tete pour ne pas voir ce sang. Mon sang. Un silence s'installa, paisible, puis, pesant voir, inquietant. Curieuse, j'ouvris les yeux et tombais nez à nez avec Gabriel. il était revenu, ne m'avait pas oubliée. A cet instant même si la douleur devenait atroce, j'était heureuse. Heureuse qu'il soit là, dans l'infirmerie, seul avec moi.


# Posté le dimanche 12 avril 2009 17:08

Modifié le mardi 26 mai 2009 15:27

Sunshines - Chapitre 3 : Un secret

Sunshines - Chapitre 3 : Un secret
Il se tenait face à moi, assit sur la chaise en face du lit et m'observait. Les minutes passaient et il ne dit mot. Je le regardais passionnée par se regard et se sourire qui dessinait ses levres.
" - Qu'est-ce-qu'il y a ? Demendais-je intriguée
- Rien. J'adore la couleur de tes yeux, c'est tout.
Je pris un fard.
- Tu vas mieux ? Reprit-il
- Oui, ma cheville me fait moins mal.
- "Moins" ne signifie pas "plus du tout" . N'agrave pas les choses.
- Je n'y compte pas.
- L'infirmiere m'a dit que tu était réveillée d'ailleurs je ne m'attendais pas à voir autant de monde quand je suis arrivé. Quand ils m'ont vu ils sont restés, sans voix et sont partis. Bizarre .. Au fait, je t'ai rammené ton sac.
- Merci d'etre venu prendre de mes nouvelles. Et merci pour le sac.
- Derien, Andie.
Il se levait pour partir.
- Tu peux rester ? Je .. je n'aime pas etre seule.
Il était à cet instant là, il était dans l'encadrement de la porte. Son corps pivota et s'avanca lentement vers moi. Il s'assit, une nouvelle fois.
- Tu voulais quelque chose ?
La sonnerie de dix heures retentissait alors.
- Juste une question.
- Je t'écoute.
- Tu es nouveau ici ?
- Oui, je .. je suis arrivé ce week-end.
- Ah d'accord. Je me disait que je ne t'avais jamais vu apparevant. Tu as voulu te rapprocher de ta famille ?
Son visage changea d'expression, se figea. j'avais posé une mauvaise question. Il avait un secret.
- Oh .. Je .. je .. oublies ma question. Génée.
Il me regarda. triste. Il se leva, se pancha vers moi et laissa un baiser doux et chaud sur mon front glacé. Le contact fut éléctrique, j'étais aux anges. Il se dirigea vers la porte, se retourna et dit :
- Je te raconterais ça ... Plus tard.
- Promis ?
- Juré, Andie."
Et il disparut.

*
Je repris mes esprits et m'assayais sur le lit. Je commançais à ranger proprement les cahiers dans mon sac quand l'infirmiere m'interpela :
" - Mademoiselle ! J'ai eut votre mère au téléphone elle vient vous chercher il faut que vous alliez faire des radios pour votre cheville. Elle arrive dans trois quarts d'heure environ. En attendant, il faut que je refasse votre bandage.
Elle sortit de l'armoire à pharmacie des compresses, du desinfectant et un rouleau de bande.
- Tu veux enlever toi-meme ton bandage ou je le fais ?
- Je préfere le faire moi-meme.
L'infirmiere sans alla donc à son bureau. Je déroulais donc la bande usagée de ma cheville, la désinfectais et remmetais une bande neuve. Puis, posais le rouleau neuf sur la table.
- Tu as fini ? Me demenda l'infirmiere
- C'est bon !
Elle passa pour vérifier. Il n'y avait rien à redire. Elle repartit donc à son bureau et fermait la porte. Il était temps pour moi de me lever. Monique, l'infirmiere m'avait prévenue de l'arrivée de maman il y a vingt minutes. Il ne me restais donc vingt-cinq minutes avant qu'elle vienne me chercher et, je ne voulais pas la voir. J'étais paniquée. Je finnissais donc de ranger mes cahiers dans mon sac taché de sang. Plus que dix-neuf minutes. J'enfilais mes chaussures sans prendre la peine d'attacher les lacets et mis mon paletot. Il fallait en plus de tout ça que j'echappe à Monique sinon Anne serais obligée de venir ici me chercher, et ça, c'était impensable. Je pris mon sac et parcourais à tatons le couloir (qui me parraissait interminable) . C'était réussit elle ne m'avait pas entendue. Il fallais maintenant que je rejoigne le hall qui était deux batiments plus loin. Je regardais alors ma montre (Elle affichait dix heures cinquante. Plus que 10 minutes), puis ma cheville (En mauvais état d'ailleurs ..) et je n'eus pas le choix que de me mettre à courir aussi vite que possible. La douleur redevint atroce, tampis tant que je lui échappais. Plus que un batiment, je me pensais alors sauvée, libre. Mais quand j'atteignis le hall, elle était là, bien en avance, et me fixait d'un air bougon. J'allais à sa rencontre.

C'était une femme de quarante ans mais qui parraissait en avoir trente-cinq ( Merci aux produits de son ésthéticienne qui marchent à merveille !). Elle avait les cheuveux mis-longs teintés en blond, les yeux couleur noisette et la peau pâle. Son visage était de forme ovale. Sa taille ne dépassait pas le metre quarante et sa pointure devait n'ètre que du trente-six. Aujourd'hui elle était habillée d'une robe en coton style années soixante-dix, grise et avait des bottes noires. Son style s'accordait à l'élégance pure, simple mais chère.
" - Andie !Andie ! Que fais-tu là ? L'infirmiere m'a dit qu'il fallait que je te rejoigne à l...
- Moi, la coupais-je, elle ma dit de venir ici.
- Ah .. D'accord ... Alros ne traine pas sinon je vais louper mon rendez-vous chez le ..
- Quoi !? Ma santé est beaucoup moins imporante que tes rendez-vous à la noix ? Criais-je
- Eh bien oui ! Regarde mes cheuveux ! Les pointes sont toutes seches et ...
- Nan ! C'est bon j'ai compris vas-y chez ton coiffeur ! Criais-je une nouvelle fois, ce qui interpela le peu de monde qui se trouvais dans le hall mais aussi dans l'acceuil, vingt mètres plus loin.
- Mais ...
- Ca va ! j'ai compris ! J'appelle papa."
Elle se retourna donc et partit. Sans un regard, rien.
Je m'avançais alors vers l'acceuil pour demender l'autorisation d'appeler depuis mon portable.
" - huum .. Bonjour c'était pour savoir si je pouvais appeller mon pere avec mon telephone ?
- Oui, oui installe toi là. Me repondit Mme Soley.
Elle me montra du doigt une chaise dans le fond de l'acceuil. Je me dirigeais alors vers celle-ci, en boitant. Je m'assayais donc, sortis mon portable de ma poche et composais le numéro. Au bout de deux tonalités, il répondit :
" - Andie ? Pourquoi m'appelles-tu à cette heure-ci ?
- Papa .. heu ... Tu pourrais venir me chercher au college ? Je suis tombée dans le couloir et ma cheville est de travers. L'infirmiere voudrait que je fasse des radios à l'hopital.
J'entendis que la sonnerie de onzes heures vingt retentissait

- Oui je me libere tout de suite et j'arrive dans au moins vingt minutes. Ce n'est pas trop grave ?
- Non, non. Ne t'inquietes pas. A tout de suite.
- Ouais."
Il raccrocha.
Je sortais de l'acceuil pour aller sur un banc du hall quand quelqu'un me prit le bras. Je me retournais en me debattant mais ce n'était que Gabriel.
" - Excuse moi si je t'ai fais peur.
- Non, ce n'est rien je suis juste anxieuse.
- Des soucis ?
Je m'assayais sur le banc et posais mon sac au sol pour soutenir ma jambe souffrante.
- Non rien. Mentis-je
- Tu me diras ça plus tard ...
- Ouais, quand toi tu tiendras ta promesse.
- Cette fameuse promesse.
Un silence s'installa à ne plus en finir. Un ronronnement qui provenait du parking du college le brisa. A travers les baies vitrées du hall je pus, sans difficulté, appercevoir mon pere qui était paniqué. l courra comme un dératé jusqu'au grand portail du college et entra dans le hall l'air serain. J'échappais un sourire avant de me lever pour aller le rejoindre. Je me tournais et dis au revoir à Gabriel puis fis un geste de la main. Il m renvoya la pareille. Et à ce moment là, un rayon de soleil traversa les grandes baies vitrées du hall et reflèta sur ses yeux qui devinrent etincelants tels des emeraudes. Merveilleux.

Mon père mit malheureusement un terme à cette contemplation.
" - Andie ! Eh oh ! Tu reves ?
- Oh .. Papa ! Me rejouissais-je. Désolée, j'étais ailleurs.
- Ce n'est pas grave. Tu ne m'as pas l'air en bonne forme, t'a cheville ne se porte pas super-super non plus.
Il avait baissé les yeux et contemplais ma cheville tordue et bleue.
- Le principal, c'est que je puisse quand même marcher. Ajoutais-je.
- Je suis sur que tu t'y forces.
- Mais ? Comment fais-tu ?
- Ne fais pas ta héroïne ! Si tu as mal, tu me le dis. Promis ?
- Ouais ...
- Alors comment cela t'es t'il arrivé ?
- J'ai bousculé un garçon dans le couloir en allant en cours de Biologie, nos sacs se sont renversés et ma cheville à du mal 'atterir' . Voila.
- Un beau garçon jespere ! Plaisanta-t-il
- Eh bien, il est là-bas.
Je montrais du doigt le banc où était installé Gabriel. Il se leva alors et vint vers nous.
- Papa, je te présente Gabriel, le garçon du couloir. Gabriel, je te presente mon pere, Jess.
Mon pere était un homme assez grand et brun avec des yeux verts. Sa coiffure faisait allusion à ses années '' Surf '' : Une raie sur le coté avec une grande mèche devant les yeux. C'était le pere le plus attentionné qui ai existé il se souvenait de moindres choses que l'on aimais mon frere et moi. Il connaissait nos gôuts par coeur. Depuis le divorce avec maman, il n'avait pas trouvé chaussure à son pied. En fait, il n'avait pas prit la peine de chercher. Car, (et ça j'en était absolument certaine) il aimait toujours maman.
- Bonjour Gabriel ! Dit papa en lui tendant une poignée de main.
- Bonjour Monsieur Jess ! Plaisanta Gabriel.
- Je suis désolé pour Andie et pour sa cheville. Ajouta-t-il. Pour me pardonner je me propose comme .. prenneur de devoirs.
- Je trouve que c'est une bonne idée. Répondit mon pere.
- Co .. Comment ça ? Tu ... tu es dans ma classe ?
Je réussais à peine à articuler. Lui, dans ma classe. je verais ses étincelantes prunelles sept heures par jour.
Exatase.
- Eh bien oui ! Repondit-il ce qui, me retira de mes merveilleuses pensées car, le timbre de sa voix devenait si ... masculin, agréable et doux. Il faut crire que le destin nous lie ! Reprit-il, enchanté.
Mon rytme cardiaque s'accelera. Je ne sais pour quelle raison sa voix ou bien son odeur ou encore, cette nouvelle qui tombait comme une feuille d'arbre arrivant à l'automne, doucement, délicatement, lentement mais, c'était si apaisant.
Quand j'eus repris mes esprits, j'eus enfin le courage de former une phrase sans bégayer.
- Il faut croire.
Je vis que mon père cacher un sourire.
- Bon, il faut peut-etre que tu ais mon adresse si tu veux venir m'apporter mes leçons.
- Oui, j'avouerais que ce serait beaucoup plus pratique. Plaisanta-t-il.
Je pris alors un morceau de papier dans ma poche de paletot et inscris mon adresse (enfin l'adresse de l'hotel où papa résidait) : 156 Jones Street, New-York et le lui tendis.
- Tu pourrais passer vers dix-huit heures ?
- Oui.
A son tour, c'est lui qui sortit un papier de sa sacoche et il inscrit un numéro : 555-0397
Son numéro de telephone, sans doute. il me tendit donc le bout de papier et ajouta :
- Si tu changes d'avis, appelles moi.
- D'accord à ce soir alors ...
- Ok.
Et il partit
Mon père entre temps avait du nous laisser car il revenait avec mon billet de sortie.
- C'est bon ?
- Oui, oui ! Il va venir vers dix-huit heures.
- D'accord.
Il se retournait donc pour partir. Je pris alors mon sac et le suivis, en boitant. Jusqu'au parking le silence s'installa.
Arrivés devant la voiture, Jess ouvrit le coffre pour que j'y depose mon sac. Puis il m'ouvrit, tel un gentleman, la portière coté passager. Je m'installais donc. Lui, fit le tour de la voiture et s'installa coté conducteur. J'eus juste le temps d'attacher ma ceinture, qu'il démarra.
Ronronnement de moteur.
- Gabriel à l'air de s'interresser à toi, tu ne trouves pas ?
Je pris un fard, une fois de plus. Pourquoi fallait-il qu'il parle de lui au moment où, j'y pensais justment ?
- Non, c'est un camarade classe.
- Si tu le dis.
- Je le dis. Mais après, cela peut devenir autre chose que de la camaraderie.
Il s'interessa alors plus à la conversation.
- Tu veux dire .. De l'amour.
- Non papa. Avant il y a l'amitié.
- Oui c'est vrai.
Il se mit à rire. Je l'imittais.
- Au fait, pour ce soir je reste dormir chez toi.
- D'accord ta chambre est prete comme d'habitude. Le linge de la dernière fois à du etre rangé je crois.
- Si ce n'est pas le cas, je m'en occuperais.
- Occupons-nous d'abord de cette cheville.
... Je l'avais oublié celle la !
- D'accord mais ensuite à moi le fer à repasser.
- Tête de mule va !
Je fis un sourire niais. Il ria.
Nous étions arrivés deux minutes plus tard. Je sortis et récupérais mon sac dans le coffre. Je commencais alors l'ascension du grand escalier qui était devant l'hotel, immense et interminable. Mon pere ralentissait pour ne pas me mettre en retrait. Cinq minutes après nous étions enfin arrivés devant la grande porte de l'hotel derriere laquelle un gigantesque hall se dressait. Je m'approchait donc du comptoir couleur bleu roi aux rebords dorés pour saluer Sam, le secretaire et un ami de la famille.
- Sam ! M'écriais-je
- Mademoiselle Hole de retour ?
- Heuu .. oui.
- Comment va-t-elle ?
- Andie va bien elle est devant toi et te passe le bonjour. Plaisantais-je
Je me mis à rire. Il m'imitait.
- Tiens, voila la clef de la chambre. Cinquieme étage, chambre seize tu te souviens ?
- Je viens assez souvent pour m'en souvenir .. Ah oui, en passant il y a un garçon qui va passer ce soir vers dix-huit heures, il m'apporte mes devoirs. Je compte sur toi pour l'acceuillir.
- Ne t'inquietes pas pour ça.
- D'accord.
Je me dirigeais alors devant l'ascenceur, Jess était résté en bas il était déja pendu au téléphone.
J'appuyais sur le bouton '' 5 '' .
Les portes se fermerent.
Une secousse.
Un grincement long et strident et le portes se rouvrirent.
Je sortis, le couloir au papier peint moderne m'était devenu familier. Je l'effleurais du bout des doigts parcourant en même temps le long couloir. Arrivée à sa fin, une porte se dressa à moi. Celle qui portait, en chiffres dorés le numéro seize. Je l'ouvrais donc grace à ma clé et entrais.
J'arrivais donc dans la piece principale, un mur de couleur taupe se présentait à moi. Au milieu de la piece une grande table en verre se dressait devant moi, quatre chaises noires étaient rangées, un bouquet de rose rouges servait de centre de table. Au fond de la piece, un bar collait le mur. Derriere, la cuisine. De style moderne. Sur les cotés, des plans de travail. Au dessus de ceux-ci se trouvait des étageres et en dessous des rangements pour les assiettes, les verres et toute l'argenterie de mamie. Au centre, l'évier, la plaque élécrtique et une grande hotte argentée. Je fit un tour rapide du propriétaire, la salle de bain (Une grande piece de mozaïques turquoises, bleu nuit et bleu ciel il y a aussi un jaccuzi aux rebords dorés et une grande baignoire aux rebords également de cette teinte. Mais le meilleur, c'était le grand miroir celui du mur près de la commode en accajou) j'entrouvrais la porte, passa un regard rapide puis ressortis. Je passais au salon. Ici, il y avait une grande console en bois sombre, un canapé d'angle de couleur gris chiné et une petite table basse de verre avec une caisse de fond qui s'ouvre sur les cotés en bois foncé. Je deposais mon sac sur le fauteuil comme à mon habitude et allais dans la chambre. Sauf que, je ne m'attendais pas à ça ! Papa avait rénnové ma chambre. Avant elle était assez sobre, les murs étaient blancs et les meubles étaient des plus simples. Mais plus maintenant.
J'entrais presque à taton dans ma " nouvelle " chambre et decouvrais. Tout d'abord, j'avais un lit à baldaquin avec des voilages blancs puis, mon bureau, il était blanc cassé et une chaise de ministre noire était devant. Ensuite, j'apperçus une commode en pin, avec, au dessus, des cadres avec mes photos préférées, les photos de famille. Et enfin au fond un coin lecture avec une colonne blanche, munie de ma collection préférée et des poufs un peu partout. Papa connaissait vraiment mes gouts. Mais j'étais heureuse de voir que les mur étaient peints en marron avec des pois verts et roses à quelques endroit, par si par là.
Je comtemplais ma merveilleuse chambre, quand un bruit m'interpela, la porte d'entrée de la chambre. J'accourais alors dans la piece principale c'était papa il m'avait rammené un plat de nouilles chinoises.
" - J'espere que tu aimes toujours ça ?
- Oui ! Merci papa, mais je n'ai plus trop faim.
- Ce n'est pas grave, mange se que tu veux je mettrais le reste au frigo pour ce soir.
- D'accord. Désolée je n'ai pas mis la table car j'ai vu que tu avais ...
- ... Que j'avais rénnové ta chambre.
- Oui, tu sais tu n'aurais pas du.
- Oui mais vu que tu viens plus fréquement en ce moment ...
Il avait raison depuis quelques temps, je délaissait Tristan et tout ça, à cause de maman.
- Je sais mais, ce n'est pas une raison
- Je t'en fais cadeau tu ne peux pas refuser. Il sourit, il avait gagné, j'était résignée à accepter.
Je sautais donc le repas vu que je n'avais pas faim. Et je n'avais pas vu que sur mon bureau, en plus de la magnifique décoration qui y était il y avait un MacBook®. Je m'en emparais alors et courrus jusqu'au salon.
" - Papa ! c'est quoi ça ?
- Un Macbook® , Pourquoi ?
- Tu rigoles ?
- Non. C'est dans la chambre, ça fais parti du cadeau.
- Tu te rends comptes du prix que cela côute ! Tu t'es ruiné !
- Je veux te faire plaisir j'ai le droit.
- Des choses simple me font plaisir.
Ce n'est pas que cela ne me faisait pas plaisir, c'est jsute que je n'étais pas habituée à temps de choses à la fois.
- Merci, papa.
- Derien chérie.
Il retournait alors à ses croquis. Il était architecte.
Moi, je m'en allais dans ma chambre pour programmer mon nouvel ordinateur. Je mis en tout quatres heures à tout faire. La Mac était donc près à l'emploi. Mais d'abord, j'allais dans la petite buandrie et mis mon sac de cours à la machine. Ensuite j'allais me laver. Un bain, enfin. J'étais épuisée et le bain étais le bon remède à ma fatigue. La chaleur apaisait la douleur de ma cheville, j'étais tranquille, sereine. Quand je sortais, j'enroulais mes cheuveux dans une longue serviette enfilais mon pygama rayé jaune et blanc et sortis. Le repassage m'attendais, j'avais du pain sur la planche. Je passais devant la grande horloge du couloir. Elle affichait dix-sept heures quarente cinq. Je n'avais plus que quinze minutes avant son arrivée. Je finissais de repasser, pliais la table et rangeais le fer quand, on frappa à la porte.

Qu'attendez vous pour la suite ??

# Posté le vendredi 17 avril 2009 15:56

Modifié le mardi 26 mai 2009 15:28

Sunshines - Chapitre 4 : Visite

Sunshines - Chapitre 4 : Visite
Je me débarrassais donc promptement du fer et finis de le ranger. Jess criais déjà :
- Andie ! C'est pour toi !
J'accourais à son appel, tampi pour ma tenue ridicule – un pyjama rayé jaune et blanc. J'étais presque pressée de voir ce regard. Son regard. J'arrivais donc près de la porte d'un pas serein mais quand même rapide.
- Salut. Me dit-il timidement
- Salut. Répondis-je de la même manière.
Nos regards se croisèrent un courts instant. Un instant court, mais intense, je me perdais dans la sauvagerie de ses yeux verts.
Mon paternel semblait s'impatienter.
- Fais donc entrer notre invité Andie ! S'exclama-t-il
Je me ressaisis, et abandonnais son regard.
- Heu, oui entre Gabriel.
- Merci. Répondit-il
Nous pénétrâmes donc dans le salon. Il parcourra la salle du regard.
- Très bon gout pour la décoration. Finit-il par dire
- Normal, mon père est aussi décorateur d'intérieur en plus d'être architecte, ça aide.
Il sourit et se retourna vers mon père.
- Chouette gout pour la décoration, Mr ...
- Mr Hole, Jess Hole.
- Ah oui, Jess
- Merci mon gars ! Je pourrais redécorer la maison de tes parents si tu veux. Plaisanta-t-il
- Heu, non, je ne ... crois pas que cela pourrais être possible. Répondit l'interlocuteur, hésitant.
- Oh, bon, tempi. Je dois vous laisser, à plus tard.
- Où vas-tu à cette heure ci ? Demandais-je
- Au chinois ! Parce que j'ai fini le plat de Andie ce midi. Avoua-t-il, honteux. Je vous rapporte quelque chose ? Rétorqua-t-il.
Je me tournais vers Gabriel, qui, m'observait depuis longtemps.
- Tu aimes la nourriture chinoise ?
- Oui. J'adore même !
- Tu veux quelque chose ?
- Eh bien, pourquoi pas des pâtes chinoises au b½uf, c'est possible ?
- Bien sur ! Répondit mon père la tête à hauteur de mon épaule. Des pâtes chinoises hein ? Un toussotement. Le plat préféré d'Andie.
Merci papa pour les sous-entendus
- Tu sais déjà ce que je vais prendre, alors. Plaisantais-je
- Parfaitement chérie ! A plus tard !
Et il partit.
Un claquement de porte.
Un moment de silence. Long. Interminable. Qui dure, dure, dure. Jusqu'à ce que Gabriel osa prendre la parole.
- Belle tenue, plaisanta-t-il.
- Ouais excuse-moi pour l'accueil bref, je suis fatiguée.
- Oh, tu veux que je repasse plus tard ?
- Non, non. C'est bon je ne suis pas exténuée non plus.
- D'accord. Cette cheville alors ?
- Eh bien elle va mieux, plaisantais-je, la chaleur du bain lui a fait du bien, continuais-je.
- Tant mieux, encore désolé pour la brusque rencontre.
- Arrête de t'excuser, je suis aussi concernée dans l'histoire.
- Alors déjà, je m'excuse si je veux, plaisanta-t-il, ensuite, pour être aussi rêveuse ce matin pour ne même pas regarder devant toi, à quoi pensais-tu ?
Sa question me déconcerta, je réfléchis un court instant. La vérité tout de suite ? Non.
- Heu ... Des problèmes et toi ? Renchéris-je
- C'est le sujet de la promesse ...
- Oh, plus tard alors ?
- Comme prévu.
- Alors ? On trainasse là !
- Ouais, mettons nous à ces devoirs.
- Ok, suis moi.
Je me dirigeais donc vers ma chambre, il me précédait. On arrivait donc devant la porte. Je l'ouvris le plus lentement possible. Pour quelle raison, je n'en sais rien. Peut-être un sentiment de pudeur de montrer mon monde, mon univers, mes gouts ou je ne sais quoi encore...
- Bon, voila ma chambre. Je sais c'est assez ... féminin et ...
- Tes gouts et ton style quoi.
- Voila en gros.
- Tu n'as pas un peu peur du regard des autres ?
- Hum ... si, avouais-je.
- Mais pourquoi ? Demanda-t-il
- Mais ... Cette fichue timidité ! M'esclaffais-je
- La timidité ?
- Oui.
- Eh bien, on dirait pas comme ça que tu est timide, je te trouvais plutôt extravertie.
- Tu t'es trompé.
- On ne peut pas avoir juste sur tout.
Il sourit, et des dents étincelantes apparurent. Telles des miroirs.
- On s'installe à mon bureau ?
- D'accord.
- Il avança d'un pas léger tel un fantôme qui flotte dans l'air.
- Je vais débarrasser tout ça.
Mon bureau, comme à son habitude était – déjà – en bazar. Mes cahiers et mes livres, mon Mac, tout ça trainait. Je les pris et les mis sur mon lit en tachant de bien les classer et de ne pas abîmer le précieux présent de mon géniteur.
- C'est bon, commence à t'installer, je vais me chercher une chaise au salon.
- D'accord.
Je sortis. Un sentiment bizarre m'emplissait, je parlais à Gabriel comme si on se connaissait depuis des mois, or cela ne faisait que depuis ce matin, tout allait si vite.
... Paumée
Soudain, alors que j'atteignais le salon à pas lourds et stressés, le téléphone se mit à sonner. Je m'approchais de l'appareil, sur l'écran digital, je reconnaissais parfaitement le numéro. Un numéro que je ne voulais pas voir. J'hésitais, c'était surement Tristan.
Deux sonneries.
Trois.
Je décrochais, persuadée que c'était lui, sereine.
- Allo ?
- Oh ! Chérie tu es là !
Ce n'était visiblement pas lui.
La sérénité baissa peu à peu est devint complètement inexistante.
- Qu'est-ce-que tu veux ? Demandais-je sévèrement
- Pardonne-moi, j'ai été idiote de faire passer mon rendez-vous avant toi surtout que Gina m'a complètement ratée.
- Tu recommences là,
- Je suis désolée.
Elle reprenait cet air que je connaissais bien l'air du petit chien battu. Tout ce qu'elle voulait c'est que je lui pardonne, n'importe quoi !
- Je n'en veux pas de tes excuses ! Tonnais-je. Je m'en fiche. Les vraies excuses ce n'est pas au téléphone, c'est face à face droit dans les yeux sans mentir ni réfléchir. Toi, tu fais des excuses comme si cela n'avait d'importance, pour moi si. Tu ne te rends même pas compte à quel point tu es égoïste envers nous.
- Nous ? Demanda-t-elle déboussolée
- Oui, nous ! Tristan et moi. Papa aussi ...
- En quoi suis-je coupable ? Plaida-t-elle
- Quoi ? Tu oses demander ça ?! Comme si c'était nous qui faisions un trou dans la budget ! J'hallucine ! Je crois rêver ! Et nous dans l'histoire ? On compte pour toi ou tu t'en fiche ?
- Toi et Tristan êtes ce que j'ai de plus précieux.
- Bah, là c'est trop tard tu vois. Je ne te crois même pas, je suis sure tu serais prête vendre contre un gadget inutile !
- Même pas besoin de répondre à cette question, heu, l'esthéticienne m'attend ...
- C'est bon, j'ai compris.
Je raccrochais, outrée, perdue.
Entre ma mère qui se fichait littéralement de moi et Gabriel qui, d'après papa, s'y intéressait. Y-avait-il un juste milieu ? Je glissais sur le coin du mur près du téléphone qui était a présent par terre et je me retrouvais par terre assise sur le parquet gelé du salon. Je ramenais mes jambes devant moi et mis ma tête dans mes genoux.
Mon pyjama absorba des gouttes. Des gouttes d'eau salée. Des larmes.
Des pas retentirent derriére moi.
- Eh ! Sa va pas ?
Je ne voulais pas qu'il me voit pleurer. C'est vrai, j'aurais pu courir sur le toit de l'hôtel comme je le faisais d'habitude. Mais non, quelle idiote je faisait à pleurer dans ce salon luxueux ! Je fut donc contrainte de relever la tête. C'était lui, normal il n'y avait que moi et lui dans la garçonnière de mon père. Il était agenouillé face à moi et devait attendre une réponse. Malheureusement.
- Non, ça va.
- Alors, admettons que tu ne pleures pas, ce qui, pourtant, est vrai, pourquoi aurais-tu les yeux rouges ?
- Je pourrais bien être albinos.
- Peut-être avoua-t-il vaincu, mais ces larmes ?
Pas si vaincu que ça. Je réfléchis, tentais d'apporter une réponse quelle que peut logique.
- Eh bien, quelqu'un aurait pu mette un bol rempli d'oignons devant moi.
- Bon, je n'ai plus rien à rajouter, tu m'as eu, plaisanta-t-il. Alors, qu'est-ce-qui te rends aussi triste ?
- Je suis à bout de nerfs ma mère va me faire devenir folle.
Il s'était, à présent, assit à mon côté, de la même manière que moi. Sauf, qu'il prit ma main et la porta à son torse, à ça gauche, plus précisément, des battements me parvinrent.
- Tu m'as fais peur, reprit-il, tu veux en parler ?
- Je ne sais pas pourquoi, mais, j'ai l'impression que tu me comprendrais mieux que quiconque, marmottais-je entre deux sanglots.
- Je t'écoute alors, heu par contre, ça te dérange que je tienne ta main ?
Heu, ça me perturbe un peu.
Il relâchait ma main. Je lui retendis.
- Tu peux la reprendre ? J'ai froid maintenant.
- D'accord.
Il s'exécutait donc. Et moi, je n'arrivais pas à croire que j'allais tout lui dire, comme ça, de but en blanc, mais quelque chose me disait pourtant, que je pouvais avoir confiance en lui, que c'était quelqu'un de bien. Je commençais mon récit.
- Ma mère, Anne est devenue égoîste avec l'age, surement. Avant, quand mon frère et moi étions jeunes, nous étions dorlotés, chouchoutés, aimés. Ma mère nous faisait passer avant elle. On était ses anges descendus du ciel, elle nous aimait et nous écoutait. Notre enfance fut paisible, joyeuse. Mais, à un moment, elle commençait à nus cacher des choses. Mon frère et moi devenions grands et ... on commençait à s'intéresser à la valeur de l'argent et des dépenses.
- Comment ça ? M'interrompit-il
- Eh bien quand on allait à la boulangerie par exemple on était attentionnés à l'argent que maman donnais à la boulangère des fois, même on ne se gênait pas pour recompter ! Je ris.
- Ah oui, d'accord. Il rit également. Désolé, continue.
- Elle savait donc très bien que l'on était au courent de ses dépenses, superflues. C'est là que ça à commencé à changer. Elle devenait presque agressive quand on se plaignait pour qu'elle nous achète, un livre par exemple. Nous étions donc obligés de faire passer notre argent de poches dans nos moindres dépenses au lieu d'en garder pour des économies. La vie de famille était rompue, plus de dialogue, rien. Nous sommes donc allés en parler à notre père. Il nous à dit que lui aussi avait remarqué un changement, comme si pour elle, c'était vital d'acheter. Ce n'était plus la Anne qu'il avait connu. Mais malgré tout, il nous avait dit d'attendre un réel changement. Voulait-il faire l'aveugle car il en était fou amoureux ? J'en étais presque certaine. Mais bon, comme il nous l'avait dit, nous avions attendu. Un mois plus tard, la situation empirait, les commandes fusaient, les factures impayées aussi. Papa en à eu assez et a quitté maman pour la faire réagir, en vain. Il l'aime toujours mais attend qu'elle change pour la demander en mariage. Alors, quand nous fûmes seuls avec elle, l'enfer à commencé, je devenais la « Cendrillon » de service et Anne avait la manie de dire que je ne faisais rien. Y a des jours comme ça, ou t'as envie de parti loin, loin des problèmes et des soucis, tranquille. Ça ne t'ai jamais arrivé ?
- Si, beaucoup de fois même ...
J'aurais cru qu'il ne se serais pas intéressé à mon récit, et pourtant il avait écouté jusqu'au bout. Son regard avait changé il semblait être triste, de nouveau. Ce regard me gênait. Il souffrait, c'était certain, mon histoire était un gâteau à la crème par rapport à la sienne. Mais, que cachait-il de si bouleversant ?
- Qu'est-ce que tu as ? Demandais-je intriguée
- Ce n'est rien comparé à ce que tu vis.
- Arrêtes, je sais que tu souffres.
Il me regarda, surprit.
- Co... Comment tu sais ça ? Bégaya-t-il
- Peut-être que c'est un don mais j'arrive à savoir ce que ressent quelqu'un rien que par ses traits de visages, ses réactions et son ton de voix.
- Hum, intéressant. Dit-il mine de s'intéresser.
- Alors, tu répond à ma question ?
- Ce n'était pas, une question ... me fit-il remarquer
- Tu me permets de reformuler ?
- Heu ... Ouais ... avoua-t-il vaincu
- Est-ce que ... Est-ce que tu souffres ?
- Heum ... il est malheureusement le moment ou je doit tout t'expliquer ...
- Tu sais, tu n'est pas obligé. Je peux attendre longtemps.
- Non, tu m'as raconté alors, à moi. En fait, je ne souffre pas d'une douleur mais comme d'un ... manque.
- Tu ...
- Je t'arrête tout de suite je ne suis pas un toxico ...
- J'ai eu peur ! Alors, quel genre de manque ?
- Heu ... Je .. manque de parents.
- Tu ... tu es orphelin ?
- Oui.
Une vague d'angoisse m'envahis. Comment faisait-il pour vivre avec un tel manque ? Ses parents sont-ils morts ? Ou l'ont-ils abandonné ?
- Co ... Comment cela est-il arrivé ?
- Je n'en sais rien, ma mère adoptive ne veux rien me dire, j'ai appris ça il y a déjà trois semaines et je ne m'en remet pas. La mère qui m'a dorloté pendant toute mon enfance n'était pas la vraie, le père qui jouait avec moi au foot n'est toujours pas le vrai ...
- Tu n'as personne à qui te rattacher ?
- A part, Kim, ma petite s½ur de deux ans ma cadette je n'ai personne. Je suis comme un arbre avec des racines, mais sans branches.

La métaphore paraissait parfaite mais, c'était le schéma d'un arbre généalogique inconnu et incomplet. Ça me désolais.
- Je n'ai pas perdu que ça, reprit-il.
- Qu'as tu perdu ?
- Mon c½ur, Marie, ma ... petite amie ... ces mots avait du mal à être prononcés je les percevais presque pas, enfin, ex elle m'a quittée ...
- Mais pourquoi ?
- Pour un de ces surfeurs californiens, pardi ! Grogna-t-il
- Je suis vraiment désolée de se qui t'arrive.
- Ne t'excuses pas, tu n'y est pour rien.
- Peut-être, mais je n'aime pas voir quelqu'un triste.
- Ne me fréquente plus alors ...
J'ignorais ...
- J'ai une idée, viens, on va aller sur le toit de l'hôtel voir le coucher du soleil, ça te tente ? Rien de mieux pour redonner le moral que mon petit coin de paradis.
Il ne semblais guère motivé.
- Allez, s'il te plait ...
- D'accord, montre moi ce si beau coin de paradis comme tu dis.
Je me levais, et laissais un mot à papa sur le frigo :
« Papa,
Je suis sur le toit avec Gabriel,
je pense que tu peux nous rejoindre
nous regardons le coucher du soleil ...
Andie. »
Je pris dans le placard de l'entrée une veste, Gabriel lui ne pris rien. Nous montèrent l'escalier qui menait à l'étage plus haut en silence. Une chance pour nous, aucun voisin de 'palier' n'avait eu la même idée que moi. Je m'installais par habitude près du rebord qui me séparait du vide. Trente mètres plus bas, une rue typique de New-york : Bondée de taxis, de personnes affolées, de cafés renversés, d'amours compliqués ...
- Alors, c'est ici ton coin de paradis ? Me demanda-t-il après un long moment de silence.
- Ici,oui. Chez ma mère, c'est différent ...
- Comment ça ?
Il m'avais à présent rejoint.
- Ma mère ne veut ... n'aime pas que je sorte de la maison. Deja, si elle apprenait que je suis avec toi en ce moment, elle m'ordonnerait de rentrer vite fait. Mon père me laisse plus de libertés ...
- Ta mère abuses un peu de toi non ?
- De mon frère aussi. Mais lui se défend contrairement à moi qui laisse passer.
- Révoltes-toi !! S'exclama-t-il soudain
- Eh bien, figure toi que je ne sais pas pourquoi je ne le fais pas. Pourtant elle me tape tout le temps sur les nerfs, dès que je rentre de cours jusqu'à ce que je m'endorme le soir. Elle nous critique tout le temps c'est insupportable.
- Tu n'as vraiment pas de chance.
- Arrêtes ! C'est toi qui à tout perdu ! Moi, je pourrais tout arranger si tout le monde s'y mettait.
- Je vais m'en remettre tu sais ...
- Tu sais quoi ?
- Non ?
- On va s'en sortir ensemble, on va s'aider mutuellement. Moi, à retrouver la trace de tes parents et toi, à m'aider pour que tout s'arrange.
- Bizarre de compromis mais j'accepte ! Juste ... il faut peut-être rattraper ces cours tu ne penses pas ?
- C'est une bonne idée. Viens on rentre.
Je sautillais sur le gravier du toit, toute joyeuse, sans raison, aucune. Gabriel me suivait, tout semblait parfait, enfin, presque. Tout ce passa à une vitesse incroyable, mon pied s'entortilla avec la cheville opposée et je chutais dans l'escalier qui menait à la porte pour redescendre. Gabriel fut incroyablement rapide à croire qu'il ne m'avait pas quitté des yeux une seconde. Il m'attrapa la main droite et me ramena près de lui. Si près que je sentais son souffle sur moi.
Nos visages à quelques centimètres l'un de l'autre.
Je voulais succomber à la tentation. Mais un rapide coup d'½il vers la porte m'avertis que mon père nous avait rejoint, comme je lui avais indiqué sur le mot posé sur le frigo. Il était sur le seuil de la porte et n'osait avancer, le regard fixé sur la scène qui se déroulait devant ses yeux.

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# Posté le vendredi 01 mai 2009 14:05

Modifié le mardi 26 mai 2009 15:28